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  • Massons nous les uns les autres

    Il est grand temps  de ramener la connaissance conceptuelle du monde à proximité de soi : c’est la quête de l’ordinaire et cela n’a rien d’aisé c’est même la chose la plus difficile qui soit même si (ou parce que...) elle est à portée de main ....  

     Or tout le monde a des mains   :)

    Une  idée importante née des expériences de 68 ne cesse d’être confirmée par le quotidien  et par les travaux les plus récents de nombreuses disciplines : l’idée que toute pensée passe par le corps,  sans corps pas de pensée....

          C’est dans cette idée là que travaillent les agents d’ECER , la formation qu’il sont en train d’élaborer s’adresse  au  corps non seulement comme un « corps à vivre » mais aussi comme un « corps à penser ».  Et que cela fait du bien de sortir enfin du dualisme !  Cela permet de renouveler  la réflexion sur le corps  et ce  de manière enrichissante  voire même révolutionnaire...  C’est pile ce dont nous avons besoin  au moment  où chacun prend conscience de son enfermement dans un système institutionnel verrouillé, qui limite d’autant l’expansion du « corps à penser » !

    Mais  venons en au « corps à masser »

    Le massage comme outil de prise de conscience interactif !

     l’acte en lui-même contient tout.. silencieusement

    1.     C’est un moyen de se reconnecter à  son corps propre, le corps  quotidien

      2. C’est un acte citoyen. Une façon de proposer un service qui n’est pas uniquement consumériste mais qui met les protagonistes dans une situation d’expérience et d’échange.

    Echange d’ une expérience partagée avec les gens de la rue, le massage est en public..c’est à la fois une garantie et un défi,  garantie contre l’effraction, défi de se permettre enfin dix minutes de bien être au vu et au su de tous. (voilà qui ressemble presque à de la résistance ! )

    Les agents anti stress s’installent sans annonce et publicité au cœur d’un lieu fréquenté par le tout venant : ils investissent le quotidien, la rue et créent l’inattendu en permettant aux personnes de sortir de certaines habitudes  pour  réveiller une part d’eux-mêmes essentielle dans la construction de leur  identité complète.

    De Decontraction à la française à Ecologie Corporelle et relationnelle

    Une association parisienne revendique la paternité de "l'idée" massage de rue, il s'agit de  "décontraction à la Française" créée par (il se nomme lui-même ainsi ) le citoyen Tchouk à la contrescarpe.

    Le massage de rue est né après mai 68 aux Etats Unis, mais pour autant il n'est pas estampillé anglo saxon...  car  masser dans la rue est une idée et  les idées n'appartiennent à personne!  Ce ne sont pas des objets, les idées n'existent que l'orsqu'elles ont incarnées... appliquées sur le terrain.

    Il s'agit ensuite de savoir dans quel esprit on applique les idées: une belle idée appliquée dans un "mauvais esprit"  ou encore ce qui est plus courant sans "esprit" du tout!!  va produire des effets indésirables, non controlés et non controlables qui finalement "dénatureront" l'idée.

    Pour donner du sens et agir sur la réalité la pratique sur le terrain est obligatoire!  Se mettre à masser des inconnus sans aucune formation, sans savoir comment un muscle, une articulation fonctionne, est  une absurdité totale... Masser un inconnu sans avoir en tête autre chose que l'idée de "faire un petit revenu de complément " peut mettre le masseur novice dans une situation de "mendicité"  peu agréable à ressentir encore moins  à diffuser ! 

    Malheureusement le Sieur Tchouk qui refuse toute discussion ne "forme" aucunement ses troupes auxquelles il se contente de transmettre son "image" : heureusement beaucoup sont déjà  "masseurs" parmi tous ceux qui ont rencontré l'individu, et ont été séduit par l'idée de masser , d'apporter du Bien Etre aux autres...

    Pour apporter du Bien Etre aux Autres, il ne suffit pas de le DIRE mais il s'agit aussi de le vivre pleinement en travaillant à   être soi même bien dans sa peau et à sinon aimer au moins comprendre les Autres... pour les accepter. Quel meilleur moyen de connaissance de SOI et donc de l'Autre que ce massage "sauvage"? Il renseigne directement l'individu sur la position  juste par rapport à lui et à l'autre:  JUSTE c'est-à-dire que à la fin d'un massage, il ne doit y avaoir aucune douleur chez le masseur aucune gêne, aucune contraction musculaire. 

    Masser l'autre c'est donc aussi nécessairement une occasion d'apprendre à trouver les gestes  justes!      La sanction est immédiate : masser sans conscience sans liberté sans bien être intérieur c'est se fabriquer douleurs diverses et malaises...

     

    à méditer....